044: Espagne – San Sebastian

Arrivée à San Sebastian en début de soirée le jeudi 28 mars car ce soir, nous nous gâtons avec un souper au très réputé Arzak, un trois étoilés Michelin depuis plus de 30 ans qui a révolutionné la cuisine espagnole.  Nous salivons à l’idée d’un souper gastronomique dans la ville gastronomique espagnole par excellence.

Avant toute chose, check-in à l’hôtel.  Un petit hôtel très bien.  Notre chambre donne sur un coin de rue, donc beaucoup de fenestration et fait face à un parc.  Excellent !

Nous quittons la chambre pour aller faire un peu de repérage des bars à pintxos que nous pensons essayer au cours de notre séjour.  Isabelle a fait beaucoup de recherches sur Internet pour nous dénicher les endroits les mieux cotés.  Notre hôtel nous a également remis une liste, qui contient sensiblement les mêmes adresses.

La vieille ville est à peine à 4 minutes de marche de notre hôtel et elle est relativement petite.  Quelques rues nord-sud et quelques rues est-ouest, toutes dans un arrangement plutôt quadrilatéral.  Disons que ce n’est pas ici que nous allons nous perdre.

Nous passons aux abords de quelques adresses que nous avions noté et remarquons que les endroits sont déjà assez pleins… et nous ne sommes que jeudi soir… en mars !  Ouain, ça s’annonce stratégique pour vendredi.

Le temps file, nous prenons donc un taxi afin de nous rendre au Arzak, situé un peu en retrait de la vieille ville.  Notre pilote de Formule 1 de chauffeur nous y conduit en moins de 5 minutes, alors que ça devrait en prendre 10 au minimum.  Bon, mieux veut une telle course avant souper qu’après, car au prix que ça va nous coûter, ça serait dommage de tout recracher dans la voiture.

Nous n’entrerons pas dans les détails de notre souper, mais disons que nous ne comprenons pas comment cet emplacement peut, encore aujourd’hui, se faire décerner trois étoiles Michelin.  La nourriture était « correcte », mais sans aucun effet « wow », ce qui est pourtant normalement l’une des raisons méritant cette distinction.  Le service, correct pour le bistro de quartier mais totalement inadéquat pour ce genre d’établissement.  Bref, pour les curieux, notre critique TripAdvisor est disponible.

Comment dit-on « déception » déjà en espagnol ? Ah oui: decepción !!

Le lendemain matin, nous débutons par la visite de l’église Santa Maria del Coro.  Assez jolie, mais là, on commence à en avoir un peu marre des églises.  Nous allons ensuite au musée de la ville, musée San Telmo.  La préposée nous indique que la durée de la visite de l’exposition permanente devrait prendre environ 1,5 heure.  Nous ne pouvons donc pas le faire maintenant, car nous avons un diner à 13h30 en dehors de la ville.  Nous optons donc pour la visite de l’exposition temporaire sur… Arzak !  Ça ne s’invente pas.  Au moins, l’exposition est gratuite.  On espère, avec le prix qu’on a payé la veille !  Exposition ordinaire, à l’image de notre expérience en restaurant.

Bon, terminé d’entendre parler de ce resto dont la réputation est surfaite… allons à la cabane à sucre !  Oui, oui…

Lors d’un de nos séjours de formation en Pologne en février, une collègue nous a parlé des sidreria espagnoles.  C’est un peu le même principe qu’une cabane à sucre québécoise, mais à thématique de cidre de pommes au lieu du sirop d’érable.  On a donc réservé pour le diner ce midi… nous sommes curieux de voir.

L’endroit se trouve à environ 25 minutes de bus en dehors de la ville.  Nous avions fait notre « repérage » de l’arrêt de bus le matin au levé, alors nous savons où nous rendre pour le prendre.  Et avec les GPS sur les téléphones intelligents, aucune chance que nous manquions notre arrêt. Génial.

Le trajet se passe bien et nous débarquons à l’arrêt prévu.  Un peu dépaysant par contre.  Les cabanes à sucre québécoises sont dans les champs et là, nous sommes plutôt en zone industrielle.  Nous marchons en direction de l’endroit et croisons une cimenterie, une usine de fabrication de poubelles en plastique, une cour à « scrap »… bref, paysage aussi bucolique que le Mont-Tremblant fin septembre !

Après 15 minutes de marche, nous arrivons finalement sur les lieux et sommes les premiers arrivés.  Nous sommes accueillis par une femme très sympathique, mais dont l’anglais est aussi bon que notre ouzbek.  Au moins, l’espagnol n’est pas très difficile pour nous… en tout cas, il le deviendra de moins en moins au cours de la journée !

L’endroit compte environ 5 tables communes, de grandeur moyenne, dans la même foulée que les tables de la cabane à sucre.  Elle nous montre notre espace, deux sièges à l’extrémité de la table et à l’autre bout, nous aurons visiblement trois voisins.  Devant nous, une baguette et un couteau.  Aurons-nous des cretons maison ?

 

Cidrerie Gurutzeta

 

Elle nous apporte deux saucisses.  Nous prenons le couteau et nous les coupons afin de les manger avec nos fourchettes.  Quelques morceaux de pain s’entremêlent.

Elle nous remet un menu en espagnol et en euskat avec des descriptions et des prix.  On croit comprendre qu’elle nous demande si on veut un peu de tout… on dit oui, un peu de tout.

Nous comprenons dans les explications de l’hôtesse que, dans le vaisselier près de nous, il y a des verres et que pour boire du cidre, il faut juste aller en arrière.  On a soif et on part en se prenant un verre.  Nous arrivons en arrière et c’est la salle des fûts.  De gros fûts en bois qui contiennent le cidre.  Nous ne voyons pas de bouteille par contre.  Comment on se sert ?  Un monsieur arrive alors avec une écoutille à la main.  Il la place sur le robinet d’un des barils, la tourne et le cidre jailli alors d’un jet puissant.  Oh… on n’avait pas vu venir ça.  Il voit notre surprise et notre manque flagrant de préparation et referme aussitôt l’écoutille afin de ne pas trop gaspiller du nectar.  Il nous mime alors que nous devons placer notre verre dans une certaine inclinaison, à une certaine distance, afin de pouvoir cueillir le cidre dans le verre lorsque celui-ci sera propulsé par le baril.  On réessaye.  Ça fonctionne bien.  Nous comprenons aussi que nous ne devons pas remplir notre verre, mais y mettre environ seulement environ le tiers au maximum.  Bon, ça sera pour la prochaine tournée.

Nous revenons à notre table (nos verres pleins de cidre !) et nous remarquons que nous avons une assiette devant nous.  Il s’agit d’une omelette à la morue.  Elle est géante.  Nous ne sommes que deux.  Nous allons alors voir l’hôtesse en tentant de lui expliquer que nous ne sommes que deux et que « un peu de tout » veut aussi dire « un peu ».  On croit qu’elle a compris.

Nous n’arrivons pas à terminer notre omelette afin de nous garder de la place pour les services à venir.  Entre-temps, d’autres convives se sont joints.  Nous remarquons qu’ils sont tous des locaux.  Nous remarquons aussi qu’eux, avec la saucisse, ils se font un genre de « hot-dog ».  Tient, l’autre table aussi fait ça.  Bon, faut croire que nous avons mal compris le concept.  Nous serons plus observateurs pour les prochains services, malgré que nous soyons en avance sur eux.

Nous déduisons que le déroulement se doit d’être comme suit.  Tu manges ton assiette, tu vas ensuite en arrière prendre du cidre et jaser et, pendant ton absence, l’hôtesse débarrasse ta table et te sert le prochain service qui t’attend à ton retour.  Intelligent et efficace.

Notre 2e visite aux tonneaux se déroule pas mal mieux, mais disons que nous sommes rapidement démasqués aux yeux des locaux qui nous accompagnent.  Aucune interaction avec nous ne sera faite, mais on voit un peu de jugement dans notre incapacité à gérer le mouvement de poignet pour attraper le cidre.

On apprend alors une autre règle.  Afin de ne pas gaspiller le cidre lorsque le flot est interrompu, les gens se mettent de chaque côté du jet et font la queue avec leurs verres, l’un en arrière de l’autre.  Lorsque celui qui se fait remplir en a suffisamment, il retire son verre vers le tonneau et ainsi, le jet devient alors accessible au verre situé derrière, et ainsi de suite.  Intelligent.

 

Cidrerie Gurutzeta, les barils « pissent » en force!

 

On s’intègre donc dans les flots avant de retourner pour notre 2e service : un morceau de morue.  Très bon et encore une fois, assez généreux.  Retour en arrière pour s’abreuver et nous voyons au passage notre prochain service se faire préparer.  Des steaks de brontosaures dignes des Pierrafeu !!  Ok, on a besoin de boire !

 

Steaks de brontosaures

 

Notre steak nous attend à notre retour, un beau gros steak pour nous deux, parfaitement cuit.  Nous n’avons déjà plus faim mais bon… comme notre séjour en Lettonie nous crée une carence significative en viande rouge… nous ne pouvons pas passer à côté de cette occasion.  C’est étonnant comment un bon steak peut ne pas être trop bourratif quand deux personnes en maque total s’en font offrir un. Wow, il était bon.

On retourne en arrière faire descendre le tout et on voit bien que nous ne sommes pas les seuls à se sentir un peu « feeling ».  Certains de nos voisins convives sont dans un mode assez festif en chantant et en se serrant dans leurs bras.  Et ils ont un service de retard sur nous !

Puis, c’est le plateau de fromages.  Oh my God… ça ne finit jamais !!  On passe quand même au travers et là, on demande si c’est la fin… et on nous confirme que oui.  Fiou !!  On retourne prendre le digestif de cidre et on dit au revoir à cet endroit qui nous a fait vivre une expérience totalement magnifique.  Définitivement l’un des meilleurs moments de nos voyages depuis plusieurs années.

Nous retournons en ville et nous sommes brûlés, le ventre plein et un peu « guerlot ».  Nous allons nous coucher et faisons une sieste de deux heures.

Au réveil, direction la plage.  La Concha de  San Sebastian est d’ailleurs réputée pour être l’une des meilleures plages d’Europe.  Nous nous y promenons un peu pour voir le coucher du soleil.  Très joli.

 

La Concha, plage de San Sebastian

 

Puis, malgré que nous n’ayons pas très faim, nous nous dirigeons vers les bars à pintxos de la vieille ville afin d’en expérimenter quelques-uns.  Notre prédiction de la veille se confirme toutefois, il y a une foule assez importante dans chacun d’eux.  On s’y attendait aussi… non seulement car nous sommes vendredi soir, mais parce que, si tous les hôtels font comme le nôtre et remettent aux visiteurs les mêmes listes de bars à pintxos qui contiennent les mêmes adresses… tous les gens se retrouvent alors aux mêmes endroits.

Nous faisons un premier endroit et vivons l’expérience classique : endroit surpeuplé, difficulté de commander et bouffe ordinaire.  Bon, premier essai raté.

Nous en faisons un deuxième et c’est un peu mieux.  Toujours aussi occupé mais nous commandons cette fois une joue de bœuf.  Nous pensons avoir une petite portion mais nous avons deux grosses joues.  Nous pensons nous être faits avoir et anticipons se faire charger la totale… mais non, nous nous faisons charger la plus petite portion.  Mais c’est une portion grandeur « repas » n’importe où.  Elle est délicieuse, bien braisée et elle se défait comme un charme.  Ça nous réconcilie.

 

Bar Sport, bar à pintxos

 

Nous sommes pleins et faisons un troisième endroit, mais nous ne faisons que prendre un verre.  Nous retournons à nos quartiers pour la nuit.

Samedi 30 mars, dernière journée à San Sebastian car nous prenons le train de 16h30 pour Madrid.  En matinée, nous débutons avec la visite du musée San Telmo que nous avions repoussé la veille.  Très intéressant dans l’ensemble et peu fréquenté, très bon timing.

Puis, nous nous disons que si nous voulons profiter des pintxos pour diner, nous devrons le faire plus tôt que tard, afin d’éviter les foules.  Nous procédons donc à la visite de trois bars à pintxos où nous dégustons certaines offrandes.  Très satisfaisant.

Notre stratégie est bonne… car lorsque nous terminons notre expédition, les bars sont remplis et il est alors difficile de commander et encore plus de trouver un petit coin pour manger ou y déposer son verre.

Pour le peu de temps restant, nous marchons encore dans la ville et en profitons pour respirer les odeurs de bonne bouffe qui émanent des différents bars à pintxos.

Arrêt à l’épicerie avant notre départ pour la gare afin de faire nos emplettes pour notre pique-nique de train qui fera office de notre souper.

Au revoir San Sebastian… tes pintxos nous auront séduits et ta sidreria nous aura rappelé que parfois, la bonne franquette est bien meilleure que des étoiles Michelin.

 

 

043: Espagne – Bilbao

En ce mercredi 27 mars, c’est journée de déplacement vers Bilbao, ville au nord de l’Espagne, dans le pays Basque.  Trajet de cinq heures de train, de 8h00 à 13h00.  Le trajet se fait bien et nous nous faisons un petit pique-nique ferroviaire.

Arrivés à Bilbao, check-in à l’hôtel et direction le bord de l’eau.  Très belle promenade aménagée tout le long de l’eau qui donne de très beaux points de vue de la ville et qui en fait une promenade très agréable.  Puis, direction la vieille ville, où nous y visitons une église (encore !) suivie d’une deuxième… car elle venait « gratis » avec la visite de la première.  Bon, aucune de ces deux-là ne fera notre « top-10 », mais c’était tout de même bien de visiter.

On se dirige ensuite vers le marché gastronomique La Ribera pour visiter les étals, plus particulièrement, la foire gastronomique où des pintxos sont servis.  Le pintxo est une tranche de pain sur laquelle on place une petite (ou grosse) portion de nourriture.  Les pintxos sont une variété régionale des tapas, entendues comme mets à consommer au bar, pour accompagner une boisson.

Bon, le marché n’ouvre que dans 30 minutes.  De l’autre côté de la rue, un bar avec une belle terrasse nous appelle.  On sent l’appel du vin, oops divin… mais à en juger par la Trinité au-dessus de Francis, c’est plus un bar à café qu’un bar à cocktail.

 

La Sainte-Trinité

 

Consommations bues, on retraverse et on entre dans le marché.  Première constatation, les étals ne sont pas ouverts.  Nous sommes peut-être trop tôt.  Nous en voyons en fait un ou deux d’ouverts sur tout le lot : des marchands de viande, donc pas vraiment pratique pour nous.  Puis, nous décidons de nous rendre aux toilettes.  Mission accomplie mais au final, un problème. Il y a des toilettes, mais pas de savon aux toilettes pour se laver les mains.  Hmm… ok.

On se dirige ensuite à l’étage supérieur où se situe la foire alimentaire et les bars à pintxos.  On se rend compte que les comptoirs sont pleins d’aliments, mais qu’il n’y a pas de clients.  Hmmm… ça fait combien de temps que les pintxos sont sur le comptoir, alors ?  Depuis l’heure du diner ?

On décide alors de tester les toilettes de cet étage.  Même constatation, aucun savon.  Notre cerveau fait donc 1+1 et conclut que le personnel des étals et de l’aire de restauration utilisent forcément les mêmes toilettes et donc, ne peuvent pas se laver les mains proprement.  MÉGA alarme pour la salubrité lors de la manipulation des aliments et on décide rapido de sortir.

Nous devrons trouver d’autres endroits pour notre initiation aux pintxos.

Nous marchons alors vers et dans la vieille ville. Nous arrêtons à un premier endroit.  Offre limité de petits sandwichs, mais nous nous laissons tenter. C’est ok, sans plus.  Nous terminons notre verre et nous dirigeons vers un deuxième endroit. Nous voyons des gens à l’intérieur et ils semblent « locaux » et ils grignotent.  Nous sommes donc réconfortés.  Nous commandons un truc chacun pour les voir ensuite mettent nos choix dans le four à micro-ondes avant de nous les servir.  Évidemment, tout devient « mou et soggy » et peu appétissant.  Nous ne finissons même pas nos assiettes et quittons l’endroit.

Nous retournons vers notre hôtel et nous nous arrêtons dans un troisième lieu.  Bar beaucoup plus populaire cette fois où nous commandons deux autres trucs pour manger. La bouffe est ok, mais encore une fois, nous restons sur notre appétit.  Nous sommes sérieusement déçus de notre expérience des pintxos.  À Barcelone, les tapas avaient été à la hauteur de nos attentes, pourtant.  Et nous savons que nous avons deux jours à San Sebastian qui s’en viennent, où la principale raison de notre séjour là-bas est précisément la présence de pintxos.  Notre moral est à plat.

Nous nous le remontons avec un arrêt au McDonald’s en marchant vers notre hôtel… et avec un rhum & Coke à notre arrivée à l’hôtel.  Nous en profitons alors pour discuter avec la préposée à l’accueil de l’hôtel de notre expérience des pintxos et elle nous dit que c’est pourtant le genre d’endroit qu’elle fréquenterait elle-même et que le fait de réchauffer des pintxos au micro-ondes n’est pas inhabituel, si celui-ci doit se manger chaud.  Bon, rien pour nous rassurer.

Le lendemain, la journée débute avec la visite du Guggenheim museum de Bilbao.  Bâtiment très impressionnant de l’extérieur, entouré de nombreuses œuvres d’arts.  Nous arrivons avant l’ouverture pour profiter un peu du site et prendre des clichés.  Nous sommes les premiers à entrer et nous nous dirigeons vers l’installation intitulée « A Matter of Time », juste à côté de l’entrée.  Une longue pièce construite spécialement pour cette œuvre, soit 6-7 sections de cercles concentriques à inclinaison et hauteur variable, donnant l’impression de passer d’un espace exigu à un espace plus vaste, alors qu’il n’en est rien.  Une exposition vraiment très intéressante et qui peut être appréciée à son meilleur lorsqu’il n’y a personne avec vous dans les cercles… ce qui était notre cas.  Good call !!

 

Musée Guggenheim

 

Le reste des éléments en exposition sont d’intérêt variable, dépendamment de ce qui allume le visiteur.  C’est un musée d’art moderne, avec tout ce que ça implique de bon (art engagé) et de mauvais (art très éclectique).

Nous avons faim et nous avions lu de très bonne chose sur le restaurant du musée, un restaurant étoilé Michelin.  Bon, comme nous ferons un 3 étoiles ce soir à notre arrivée à San Sebastian, nous optons plutôt pour la cantine du musée. À notre surprise des pintxos y sont servis et nous prenons le spécial du jour, soit trois pintxos et une boisson.  Nous en choisissons des différents que nous partagerons entre nous deux, afin d’en goûter une plus grande variété.  Wow… délicieux.  Ça nous rassure pour notre séjour à San Sebastian qui approche.

À notre sortie du Musée, nous nous dirigeons au parc Casilda Iturrizar tout en longeant le bord de l’eau.  Beau parc avec de belles sections.  Puis, nous nous dirigeons vers le Azkuna Center, qui est un centre d’affaires et d’art dont l’attrait principal se trouve à être ses colonnes de soutien qui, au lieu d’être de simples colonnes en béton sans attrait, ont été modifiées et décorées en de véritables œuvres d’art toutes distinctes les unes des autres.

 

Très bonne idée pour agrémenter le look des colonnes de soutien

 

Puis, direction hôtel pour récupérer nos bagages et prendre un taxi vers la gare de bus afin de prendre celui qui nous amènera ce soir à San Sebastian.  Départ à 17h00 et arrivée prévue à 18h20.

Bien que la bouffe n’ait pas été à la hauteur de nos attentes, Bilbao nous aura marqué comme étant une ville splendide où il fait bon de se promener.  Définitivement une ville à visiter, bien qu’elle ait peu à offrir au niveau des activités / attractions à y faire.

 

 

 

042: Espagne – El Escorial + Valle de los Caídos

Journée de double visite aujourd’hui.  Nous partons très tôt de l’appartement pour nous rendre à la gare Chamartin (c’est bien celle-là, cette fois) afin de prendre un bus pour le village de San Lorenzo de El Escorial.  Qu’est-ce qu’il y a là-bas dites-vous ?  Un palais, El Escorial.

Ensuite, notre but est de se rendre à un monument perché dans les montagnes de la région, où se trouve, entre autre, la sépulture du général Franco.  L’information disponible pour s’y rendre est toutefois un peu contradictoire sur Internet, alors nous verrons bien si nous y parviendrons !

Le tout commence par l’attente du bus de 8h35 en direction du village de San Lorenzo.  Nous arrivons à l’avance à la gare, car les instructions sur Internet ne sont pas claires à savoir où prendre le bus.  Mais bon, nous trouvons plutôt facilement et nous comprenons que nous pouvons payer notre ticket à bord du bus, donc on attend 25 minutes.  L’embarquement se passe bien et on part !

Environ 50 minutes plus tard, nous arrivons.  À la gare de bus, nous tâchons tout de suite de nous renseigner sur les options pour nous rendre au 2e site que nous voulons visiter après.  Une feuille de papier dans la fenêtre indique qu’il y a un bus qui part d’ici tous les jours pour s’y rendre, à 15h30, et qu’il nous y ramène à 17h00.  Ça concorde avec certaines informations prises sur Internet.  Pour s’en assurer, nous demandons à une préposée et elle nous confirme que c’est le cas, mais elle ne peut nous confirmer le numéro de l’autobus. Bon, c’est suffisamment convainquant pour nous rassurer sur la faisabilité de la chose.

Nous quittons donc la gare de bus pour nous diriger vers le palais.  À peine 15 minutes de marche et nous arrivons devant ce mastodonte.  Bon, c’est sûr que la rue est proche du palais, ce qui le rend plus gros… mais même une fois rendus dans une section de cour avant plus large, le palais demeure imposant.

 

El Escorial – vue aérienne

 

Nous sommes environ 15 minutes d’avance avant l’ouverture, alors nous nous promenons un peu sur la place entourant celui-ci.  À l’ouverture, nous sommes parmi les premiers et « battons » les tours guidés qui ne sont pas encore arrivés… amateurs !

Audioguide au cou, nous entamons le circuit.  Premier problème, nous n’avons pas le droit de prendre des photos à l’intérieur.  C’est quelque chose de plutôt commun en Espagne, nous avons remarqué.  C’est assez frustrant en fait car, un des avantages d’entrer parmi les premiers dans un tel endroit, est le privilège de pouvoir avoir les pièces à nous seuls et de pouvoir prendre de jolis clichés.  #rememberVersailles !

Deuxième problème, non seulement l’ordre de la visite à suivre n’est pas très clairement indiqué, le 3e arrêt (Église) est temporairement inaccessible en raison d’un service.  Bon.

Nous poursuivons la visite dans un ordre qui nous semble adéquat.  Nous passons de superbes pièces, notamment la bibliothèque, mais que nous ne pouvons prendre en photo, la surveillance y étant assez serrée d’ailleurs.

 

Vue de la bibliothèque

 

Avant de quitter, retour à l’entrée pour la visite de l’Église. Une merveille que nous ne pouvons malheureusement voir que partiellement, n’étant autorisés qu’à se tenir sur le côté et ne pouvant nous promener à l’intérieur.  Dommage, car elle est très belle.

Nous nous dirigeons ensuite vers l’arrière-palais pour visiter les jardins.  Bon, ce ne sont pas des jardins de fleurs proprement dit, mais plutôt des jardins de haies.  Pas super impressionnants, on doit l’admettre.

Heure du lunch et qui dit restaurant proche de la plus grosse attraction de l’endroit dit… rapport qualité / prix déséquilibré.  En bons touristes, nous regardons les critiques TripAdvisor avant de faire notre choix et nous y allons pour celui qui, sur papier, semble le moins pire.  La bouffe s’avère toutefois ordinaire et le service encore pire… surtout qu’après notre arrivée, la terrasse s’est fait « envahir » par plusieurs personnes et le personnel était alors nettement en infériorité numérique.

Direction station de bus pour tenter de faire notre deuxième arrêt de la journée, la Valle de los Caídos ou, en anglais, Valley of the Fallen.   Ce lieu est en fait un mausolée pour l’ensemble des combattants morts durant la guerre civile espagnole.  L’ironie de la chose, c’est que Franco lui-même y trouve son dernier repos, contre son gré, d’ailleurs.

À 15h30, le bus espéré est bel et bien au rendez-vous et, en compagnie d’une dizaine d’autres touristes, nous nous dirigeons vers le site en question.  Nous descendons du bus pour payer les droits d’accès au site et nous repartons sur un chemin qui, à première vue, nous amènera nulle part sauf dans au fin fond des bois.  Après 10 minutes de route, nous descendons et arrivons devant une croix gigantesque perchée au sommet d’un pic rocailleux.  Ok, on est ailleurs ici.

 

Valle de los Caídos – vue aérienne

 

Nous faisons le tour de la structure imposante pour se retrouver devant un monument grandiose en béton construit à même la montagne.  Quelques photos et nous entrons dans la montagne.  Encore une fois, interdiction de prendre des photos.  Ça devient vraiment lassant là !!

On a triché un peu ici par contre, car il y avait peu de surveillance.  #rebelsagainstFranco

L’endroit est assez spectaculaire.  Un immense tunnel taillé à même la montagne.  Très sombre, mais très riche et très spacieux.  Au bout, un autel et au sol, une plaque au nom de Franco.  Étonnamment sobre pour un dictateur, quoique le monument l’entourant n’a rien de sobre, lui.

 

El Valle de los Caídos

 

Nous ressortons et décidons de faire le tour de la montagne pour voir l’autre côté de la croix car celle-ci  est présentement à contre-jour de notre perspective.  Une marche de 15 minutes en ascension, mais qui vaut somme toute la peine.  Beaux clichés de ce côté.  Nous redescendons ensuite pour pouvoir reprendre le bus et ne pas rester coincé sur le site.

Ce qui est aussi étonnant de ce site, c’est que nous l’avons à nous seul.  Les statistiques indiquent qu’il est l’un des sites les plus visités en Espagne… mais au moment de notre visite, nous étions 15 personnes maximum sur le site.  Tant mieux pour nous, car l’absence d’affluence n’a fait qu’accentuer le sentiment de démesure du site.

Retour par le bus à la gare de San Lorenzo et nous prenons un autre bus pour le retour à Madrid.

 

 

041: Espagne – Tolède

Notre plan de départ : passer la journée dans la ville de Tolède, située à environ 50 minutes de train au sud de Madrid.

Nous quittons l’appartement pour la gare Chamartin, située au nord de la ville.  45 minutes de métro plus tard, et nous y voilà.  Nous voyons les bornes automatiques pour l’achat des billets de train, nous procédons mais ne pouvons compléter la transaction.  Le message « The train does not start from this station » s’affiche alors à l’écran.  Hein ?  Pourtant, Isabelle a bien checkée hier soir et c’est d’ici que ça part.  Francis se dirige vers un kiosk et le commis de lui répondre : « les trains pour Tolède, ils quittent de la gare centrale, pas d’ici ».  Évidemment, Francis ne peut s’empêcher de tourner la tête vers Isabelle avec des points d’interrogations dans les yeux.  « Isaaaaaaaaaaaa… où as-tu vu que le train partait de la gare Chamartin ? ».

Retour à la gare centrale 45 minutes plus tard… et en retard sur l’horaire.  Francis sue déjà !

Direction bornes libre-service pour l’achat des billets pour le prochain train en direction de Tolède.  Le prochain train est… sold out!!  What the f**k!  Le suivant est dans 1h et les prix montent.  45 Euros chacun pour se rendre en « day trip » à Tolède, ça commence à coûter cher… surtout qu’on n’y passera maintenant plus que 4,5 – 5 heures.  Mais bon, il ne reste que 4 sièges, alors pas le temps de tergiverser trop longtemps… nous bookons !

On tue le temps en marchant un peu dans la ville, autour de la gare, et en se claquant un McDo à 9h30.  Ça replace un peu l’humeur désagréable de Francis, troublé par ce besoin de réorganisation dans l’horaire préalablement établi.

Nous arrivons à la magnifique gare de train de Tolède et marchons ensuite vers la vieille ville. Une marche d’environ 15 minute qui se fait bien.  La vue est très jolie, avec le pont en pierre enjambant la rivière.  Quelques photos plus tard, nous sommes à la porte de la vielle ville.  Le problème, c’est que la vieille ville est en haut d’un grand nombre de marches.  Ouf… on y va !

 

Le pont donnant l’entrée dans la vieiile ville

 

La ville est très belle et surtout, très populaire à cette heure du jour.  Notre départ tardif de Madrid y joue pour quelque chose, c’est certain.  Nous nous promenons un peu avant d’arriver à la Cathédrale de Tolède.

Bon, on ne sait pas trop pourquoi, encore aujourd’hui, nous sentons une espèce d’obligation de visiter les églises lorsque nous voyageons.  Pourtant, aucun de nous deux ne se sent vraiment catholique.  Il faut croire que c’est une habitude de voyage qui date de quand on visitait avec nos parents, peut-être.

Mais bon, nous nous dirigeons tout de même vers cette Cathédrale et là, nous sommes tous les deux frappés.  Non pas par l’appel de Dieu… mais plutôt par le gardien de sécurité qui nous dit de prendre l’autre porte car nous nous dirigeons vers la porte de la sortie.  Bon, une fois alignés face à la bonne porte, nous pénétrons dans l’église et nous sommes de nouveau frappés… cette fois par la beauté incroyable de celle-ci.

Nous en avons visité des églises au cours de nos nombreux voyages, et des « pas piquées de vers ».  St-Pierre à Rome, Duomo à Florence, St-Donat dans Hochelaga, Notre-Dame à Paris, Westminster à Londres, et j’en passe.  Mais celle-ci, est vraiment impressionnante.

Premièrement, elle est gigantesque et très étendue.  Les éléments qui la composent ne sont pas tous entassés les uns contre les autres, il y a de l’espace.  Puis, les ornementations en bois et en or sont nombreuses et artistiquement jolies.  On y trouve également un puit de lumière, dirigeant la lumière vers une œuvre sculptée magnifique.  Un puit de lumière dans une église, ça c’est une première pour nous.  Les chapelles et les différents éléments en exposition sont tous aussi impressionnants.

 

Un puit de lumière dans la Cathédral de Tolède

 

Nous y restons environ 2h30.  L’audioguide est excellent et nous fournit une tonne d’explications.  Mais nous réalisons aussi que nous avons passé beaucoup de temps simplement à regarder, à admirer.

Nous quittons l’église et nous réalisons qu’entre le départ tardif de Madrid et le long temps passé dans cette église, et bien il ne nous reste plus beaucoup de temps de disponible pour le reste des activités que nous avions prévu faire.

Nous laissons donc tomber la visite d’un monastère et nous nous promenons tout simplement dans les rues de la vielle ville.  Après près de deux heures, nous nous redirigeons vers la gare pour prendre le train du retour vers Madrid.

 

Belle gare de train

 

Une journée qui ne s’est pas déroulée comme prévue, mais qui nous a permis de faire une très belle découverte.  En fait deux.  La Cathédrale et le fait que Francis double-vérifiera les informations qu’Isabelle lui donnera pour le reste du voyage ! hahaha

 

 

040: Espagne – Madrid (la ville, pas le restaurant sur le bord de l’A-20)

La visite de Barcelone en 2016 nous avait particulièrement plu, faisant de ce séjour en Espagne une visite attendue de notre part.  Certes, Madrid est plutôt éloignée de la mer… mais c’est une ville qui semblait avoir beaucoup à offrir.

Notre vol et notre arrivée se passent bien.  Le train de l’aéroport vers la ville est facilement accessible et prend environ 40 minutes.  Parfait.  Nous confirmons notre rendez-vous avec notre hôte AirBnb alors que nous sommes dans le train… ce dernier ne semble toutefois pas trop nous replacer et nous demande quel logement nous avions loué.  Bon, peut-être aurons-nous des cochambreurs surprises à notre arrivée, qui sait !

Après avoir confirmé que les roulettes de notre valise sont solides pour avoir survécu aux 20 minutes de marche entre la gare et l’appartement, sur des pavés unis pas très unis… ce ne sont pas des cochambreurs mais une grande brunette qui nous accueille à l’extérieur du building.

Nous y entrons, et transportons notre valise au 3e étage, sans ascenseur, bien sûr, pour voir la fille « gosser » plus de 10 minutes en tentant d’ouvrir la porte du logement.  Elle nous dit « on m’a dit que la porte est difficile à ouvrir ».  No shit !  La panique s’installe un peu dans nos visages car, si elle a elle-même de la difficulté, nous ne nous voyons pas « gosser » dessus pendant de longues minutes vers 23h00 après une journée dans le corps et pas vraiment de lumière dans le corridor.  On lui demande d’appeler un serrurier pour venir la réparer… et on regarde en même temps sur nos cellulaires des plans « B » pour notre hébergement.  Hôtels, chambres… on analyse nos options.  Entre-temps, elle appelle le propriétaire et il lui explique finalement que ce n’est pas la serrure du bas mais celle du haut qu’elle doit utiliser ! Elle l’avait testée dans les 10 minutes précédentes, mais bon il semblerait que cette fois ait été la bonne !

Après 5 secondes, nous sommes entrés dans l’appartement, sans cochambreurs.  L’appartement est correct.  Nous découvrirons plus tard que les oreillers sont peu confortables et que la laveuse prend au moins 3.5 heures pour laver (lorsqu’on l’a manuellement arrêtée !)… mais grosse-modo, c’est bien parfait.

Puis, traditionnelle expédition vers l’épicerie pour nous équiper de bouffe à déjeuner et de produits divers.  Ça nous permet d’explorer le quartier un peu en même temps.  Bien que l’appartement soit relativement central vis-à-vis des principales attractions (à environ 20-25 minutes de marche de chacune), il n’est pas « très près » de rien.  C’est donc un couteau à double tranchant.  Chose certaine, ce n’est pas près de l’épicerie que nous viendrons terminer nos soirées.  L’endroit est plutôt glauque et peu recommandable, même durant le jour.  Il faut dire que c’est aux abords d’une station de métro, ce qui est normalement un peu moins recommandable, un peu partout (mais pratique !).  Nous y avons d’ailleurs vu une pléthore de cannettes vides un matin… signe d’une soirée bien arrosée !

 

Dur lendemain de veille…

 

Après l’épicerie, nous partons vers notre réservation de souper de la soirée, la Cocina de San Antón, un restaurant situé dans un petit marché un peu à l’extérieur du centre.  Sur papier, c’était très intéressant.  Dans les faits, un peu moins. Il y a peu d’étales et au restaurant, le menu est ordinaire et la nourriture correcte, sans plus.  Un bel attrait est toutefois la terrasse sur le toit avec le bar, dont nous avons profité un peu et que nous avons apprécié.  Retour au bercail pour terminer cette première soirée, en notant sur le chemin du retour quelques restaurants qui nous semblent plutôt alléchants.

Le vendredi 22 mars débute avec une visite à l’église Iglesia de San Antonio de los Alemanes.  C’est une église particulière qui, premièrement, n’en a pas du tout l’air d’une de l’extérieur (il faut le savoir) et, deuxièmement, est faite en rond, ce qui est assez particulier.  Elle est toute petite, mais plutôt jolie.

 

Iglesia de San Antonio de los Alemanes

 

Après cette courte visite, direction le Mercado San Miguel.  Ce n’est plus un marché public mais aujourd’hui un espace gastronomique avec plusieurs stations offrant différentes alternatives culinaires.  Des brochettes d’olives, des cornets de saucissons, des montagnes de mozzarella… toutes sortes de belles options.  Nous nous trouvons une place debout à un comptoir lunch et nous y restons pour près de deux heures, essayant différents trucs de différents marchands.  Nous sommes arrivés à 11h30 et nous avons déjà eu de la difficulté à nous trouver un endroit… nul besoin de dire qu’à 13h00, c’était la cohue.

 

Mozzarella @ Mercado de San Miguel

 

Le bedon bien rempli, nous quittons vers le parc Retiro.  Sur le chemin, nous passons devant le Palacio de Cibeles, qui est très joli de l’extérieur, mais n’offre pas grand-chose à faire à l’intérieur… surtout que nous y arrivons au moment de la siesta et qu’il est donc fermé.  Mais nous ne nous y arrêtions pas de toute façon.

Le Parque Retiro est quant à lui ouvert et très joli.  C’est un grand parc urbain, contenant plusieurs sections.  Un bassin aquatique, des jardins, un palais de glace, un musée, etc.  Il est très vaste et relativement peu boisé, ce qui, au soleil de plomb que nous avons, cause un peu problème.  Nous passons environ 2 heures dans le parc et apprécions notre visite.  Nous y voyons d’ailleurs une sorte d’arbres encore inconnue de nous, un arbre qui fait des types de boules genre « coiffure afro ».

 

Arbres avec la coupe « Afro »

 

Le soleil nous ayant plombé, il est temps pour nous de quitter le Retiro et d’aller se réfugier au musée El Prado, juste à côté du parc.  Nous arrivons par l’arrière et devons marcher tout le musée de l’extérieur pour rejoindre l’entrée des visiteurs qui est, à notre grande surprise, déserte.  Aucune file d’attente, entrée directe après l’achat des billets.  Vraiment chanceux.  Il est 16h00 et le musée ferme à 20h00, nous avons donc 4h00 pour l’explorer, ce qui devrait être suffisant.

Très beau musée offrant un peu de tout, mais étant toutefois très centré sur l’art religieux et la Renaissance.  C’est définitivement quelque chose qui nous rejoint moins.  Nous passons donc moins de temps que prévu dans ce musée et en sortons vers 18h30.  À la sortie, nous remarquons une file énorme de gens qui attendent pour entrer.  Nous trouvons cela bizarre car le musée ferme dans 90 minutes et ça laisse un minimum de temps pour tout voir… Nous comprenons alors que, tous les jours, à compter de deux heures avant sa fermeture, le musée est gratuit.  Bon, c’est un bon coup d’épargner quelques Euros, mais est-ce que ça vaut la peine d’être entassés comme des sardines et de devoir être à la course ?  À chacun de voir.

Notre troisième journée débute par le palais royal de Madrid.  Un très beau palais de l’intérieur, son extérieur étant plutôt sobre, pas en terme de taille, mais en terme d’ornementation.  Puisque nous avions acheté nos billets à l’avance, nous avons droit à une ligne dédiée qui est plus rapide pour accéder à l’intérieur mais ça ne règle pas le problème principal de cet endroit, beaucoup trop de gens y sont admis.  Heureusement que nous avions un audioguide car les petits lutrins informatifs sont difficilement accessibles lorsque entourés par 5-6 personnes en constante rotation.

 

Palais Royal

 

Nous traversons de l’autre côté pour visiter la Catedral de Santa María la Real de la Almudena.  Mauvais timing par contre, car il est 11h50 et une messe débutera à 12h00.  Nous quittons pour y revenir après le lunch.  C’est une belle Cathédrale qui semble vieille, mais qui est toute neuve ! Sa construction s’étant terminée en 1993.  Visite intéressante.

Nous nous dirigeons alors vers un autre lieu de culte, Real Basilica de San Francisco El Grande.  Une dizaine de minutes de marche nous confronte toutefois à des portes closes en raison d’un concert qui y sera donné le soir-même.  Dommage.

Nous explorons donc la ville pour le reste de la journée.  Nous sommes samedi, il fait beau… et il y a beaucoup trop de monde.  Nous réalisons alors que de vivre à Rīga depuis quelques mois nous fait moins apprécier les foules, inexistantes dans notre ville adoptive.  Mais en n’importe quels termes, les foules de Madrid sont nombreuses et désagréables.  En plus, nous trouvons la ville relativement sale.  Les gens n’y font pas attention et ne la respecte pas.  Nous commençons à avoir hâte de faire nos « day trips » afin de sortir de la ville un peu.

Pour souper, nous allons visiter un restaurant que l’un des directeurs du bureau de Rīga nous avait  recommandé il y a plusieurs mois, et que nous avions alors déjà réservé, Cebo.  Le concept du restaurant est simple : un parcours gastronomique au travers des 17 régions de l’Espagne, grâce à un plat représentatif de la région.  Si vous êtes forts en mathématiques avancés, vous comprendrez que le repas comporte bien 17 services !  Du costaud, même pour nous qui sommes habitués à ce genre d’établissement.  Ce fut toutefois une expérience totalement incroyable.  La bouffe est excellente et malgré le fait que chaque service soit différent, car chaque région a des spécialités distinctes, il y a une harmonie entre les services, un fil conducteur.  Le sommelier est plus qu’excellent, nous suggérant des vins au verre en complément de l’accord met-vin… qu’il finira même par nous offrir gracieusement.  Tout est excellent et assurément un vol au prix qu’ils chargent.

 

CEBO, un menu 17 services assez costaud !

 

Le dimanche 24 mars, c’est la journée du sport !  Bon, du sport de touriste, on s’entend.

Nous débutons par la visite de l’aréna de tauromachie Las Ventas.  Cet aréna est toujours en fonction et le début de la saison est justement ce soir.  Francis « gosse » un peu Isabelle pour qu’on y assiste, mais Isabelle ne se sent pas interpellée.  Après la visite de l’endroit, le désir de Francis d’y assister a aussi été diminué.  Le circuit à faire à l’aide d’un audioguide est très bien et permet de bien comprendre ce qui s’y passe.  Tout au long du trajet, nous pouvons voir des photos et des vidéos des « spectacles ».  C’est là que ça devient plus difficile.  Les vidéos montrent toute la cruauté faite aux taureaux, sur un écran HD de 65’’.  Coupage d’oreille, insertion de pics dans le dos et, l’ultime assaut, l’insertion de l’épée dans le crâne.  Bon, nous sommes maintenant d’accord, nous n’assisterons pas à la tauromachie ce soir.

 

Aréna de tauromachie Las Ventas

 

Après cette visite, direction le stade de football du Real Madrid, le Stadio Santiago Bernabeu.  Le stade est un peu excentré, mais le réseau de métro nous permet de bien nous y rendre.  Nous achetons nos billets et allons casser la croûte avant de procéder à la visite.  Nous mangeons au VIPS, une chaîne ressemblant à Mike’s madrilène.  De retour au stade de football, la visite se déroule exactement comme celle que nous avions faite au stade du FC Barcelone il y a 3 ans, le Camp Nou.  Vue du haut du stade, puis passage par le « temple de la renommée » de l’équipe, avec les trophées de l’équipe exhibés en vitrine.  S’ensuit la visite du terrain, puis celle de la chambre des joueurs pour terminer avec la boutique souvenir.  On s’aperçoit alors que nous ne sommes pas de grands fans de football, alors ce genre de visite ne nous parle pas tant que ça, finalement.  Nous sommes à même d’apprécier et reconnaître l’importance et le prestige de l’équipe, mais nous n’avons pas de « feeling » d’être dans ce stade.  Pourtant, de visiter le Wrigley Field de Chicago ou le Fenway Park de Boston nous avait quand même fait dire « c’est cool d’être ici », même si nous ne sommes pas les plus grands fans de baseball.

 

Stade du Real Madrid, le Santiago Bernabeu

 

Nous terminons la journée avec la visite d’un musée, le Museo Nacional Thyssen-Bornemisza.  Il est plus petit que le El Prado, mais il est significativement plus impressionnant, à notre avis.  Visite de deux heures qui nous fait voir différents genres et époques.  De la renaissance au Pop-Art, il offre un éventail d’œuvres fort diversifiées, contrairement au Prado.

C’est la fin de notre séjour madrilène… à partir de demain, nous partons pour des « day trips » et ensuite, direction Pays Basque !

 

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Nous sommes de retour à Madrid le samedi 30 mars en soirée, afin de retourner à Rīga le lendemain.  Notre arrivée à la gare de train se fait vers 22h00, alors direction hôtel.  Celui-ci est bien, mais assez excentré.

Le lendemain, nous faisons la grasse matinée.  Nous nous souvenons d’avoir vu à Madrid des établissements de la chaîne Tim Horton’s… et nous nous disons que ça serait une très bonne idée d’aller se taper une « roue de tracteur » pour déjeuner.  On regarde le GPS et il y en a un à environ 35 minutes de marche.  C’est un départ.

Le restaurant est sensiblement pareil à l’un que l’on visiterait au Québec.  Mêmes produits, même signalétique, tout est pareil.  On commande des beignes, des Timbits et des muffins.  On se lâche lousse !!  C’est réconfortant.

 

Tim Horton’s… du bon gras canadien !!

 

On quitte le restaurant pour marcher vers un parc qui semble plutôt fermé, les portes étant verrouillées.  Bon, on retourne alors vers l’hôtel et il commence alors à pleuvoir assez fort.  On récupère nos bagages et on dit « Hasta la vista » à l’Espagne.